Egypte : A propos de l alliance entre les socialistes et les freres musulmans.

 

Introduction : Les Socialistes et le chemin contradictoire

Il n’y a pas de doute que la direction du mouvement des Socialistes Révolutionnaires d’Egypte sont des militants fidèles qui cherchent à vaincre le capitalisme et à mettre en place une société socialiste. Mais il ne suffit pas d’être fidèle. Il faut faire l’effort nécessaire au niveau visionnaire pour préciser la tactique convenable à cet objectif et harmonieux en même temps. Donc on ne peut pas vaincre le capitalisme en allant derrière lui ou même en allant à côté d’une de ses ailes. Ni en posant une tactique dont le principal bénéficiaire est le régime ou l’une de ses ailes. Alors que les masses restent hors du tableau.

Dans cela les erreurs des Socialistes Révolutionnaires arrivent au point de le la faute et de la dérive grave. En général une dérive droitière, loin du chemin qui cherche à affaiblir le capitalisme et à donner la victoire au socialisme. Les Socialistes ont osé dire qu’ils croient au pouvoir des masses mais ils ne tiennent pas compte de cette affirmation dans la plupart des péripéties et des combats importants. Même si la stratégie des révolutionnaires se centre sur la non confiance en l’ennemi de classe et se centre sur l’apprentissage aux masses à ne pas faire confiance en leurs exploiteurs, les Socialistes tiennent toujours une route qui soutient cette partie ou cette autre des parties de la bourgeoisie et ses partis.

Le drapeau de la révolution sociale qui se dessine en faucille et marteau n’est plus le drapeau de forces de classe précise et indépendante des autres comme nous l’a appris le marxisme. Ce drapeau et ses porteurs se sont mélangés aux porteurs des deux couteaux et du Coran (l’Islam Politique) d’un côté, et aux porteurs des couleurs démocratiques libérales de l’autre. Consciemment ou inconsciemment, les Socialistes sont au service de la bourgeoisie dans les moments importants au lieu de travailler à préparer les masses à faire chuter cette bourgeoisie et son système. Sous le nom de front uni, es Socialistes sont allés derrière le mouvement Kifaya bourgeois et libéral. Et sous ce nom ils ont fait des travaux avec des partis comme Waffed et le Travail Islamique. Sous ce nom ils se sont alliés aux Frères Musulmans au milieu de la dernière décennie. Les Socialistes restent attirés vers la droite par la pression de la pensée opportuniste de leur direction vers l’alliance avec les secteurs capitaliste les plus réactionnaires et les plus ennemis des masses. Ils continuent de jouer le rôle de « levier » pour les forces bourgeoises.

Les premières dérives des Socialistes sont passés sans auto-critique et sans révision. Et après cela il était facile de reproduire ces dérives dans ce groupe qui manque presque d’initiative critique et de démocratie organisationnelle qui permettent le contrôle et la critique des dérives et leur remise à l’ordre. Ce n’est pas un hasard si les Socialistes Révolutionnaires qui ont eu l’occasion d’attirer et d’organiser la jeunesse qui se dirige vers la gauche a été à ce moment là l’une des organisations qui exclue le plus de membres et de cadres de façon dramatique malgré son dynamisme naissant. Ce n’est pas un hasard si tu rencontre des jeunes qui se félicitent d’être Socialistes Révolutionnaires et qui portent des idées contraires au socialisme. Ce n’est pas un hasard si l’organisation perd chaque trimestre un nombre de membres équivalent à ce qu’elle a acquis.

Cette situation mauvaise est sans doute une perte dans la tranchée des forces socialistes. Car la plupart de ceux qui sortent -rapidement- de l’organisation deviennent ennemis de tout ce qui est socialiste. Les Socialistes ont énormément besoin de réviser leurs principes et leur vision politique et leurs méthodes d’organisation. Car l’histoire ne donne pas beaucoup d’occasions à ceux qui commettent des erreurs meurtrières comme celles que commettent les Socialistes. Il est logique que la révolution gagne en organisation révolutionnaire et nous avons le droit de critiquer les Socialistes sans tourner autour et sans rien laisser passer. Se taire sur l’erreur d’un camarade ouvre derrière toi un passage pour l’ennemi.

Ce livret a été écrit en 2005 en critique de l’alliance des Socialistes avec les Frères dans des moments importants. Les Socialistes avaient choisi de s’allier aux Frères et se sortir de tout tranchée des forces socialistes. Cette expérience n’a pas été l’objet de critiques ou d’opposition intérieur. Elle a été répétée dans le déroulement actuel de la révolution égyptienne. Cela se répétera s’ils restent telle qu’ils sont. Il est important de re-publier ce livret pour dénoncer et montrer la catastrophe de cette orientation de forces qui écrivent le mot socialisme sur leurs drapeau.

Il existe des préfixes effectifs et de nombreux points de vue montrant que l’organisation des ‘Socialistes Révolutionnaires’ est prête à entrer dans une relation d’alliance de front avec l’organisation des Frères Musulmans – ou d’autres forces islamiques ou non islamiques-.Mais la transition soudaine de l’idée à l’application à surpris plusieurs personnes. Cela l’est a même choqué car à la fin les Socialistes ne sont pas une copie du socialisme démocratique européen. Ils ne sont pas un courant socialiste réformiste. C’est un groupe communiste et en plus communistes de gauche et Trotskystes. Ils se disent proches des courants communistes révolutionnaires avec leur tradition radicale critique et idéologique.

Comment ce fait-il dont qu’il y ait cette alliance entre les opposés avec la droite l’idée bourgeoise la plus ennemie du communisme ? Et surtout comment cela s’est-il fait avec le plus extrême de la gauche communiste ? Quelle est la recette idéologique magique qui a permis aux Socialistes ‘Révolutionnaires’ cette alliance surprenante?!! Quelles justifications ont-ils présenté et quels motifs l’ont justifiée ? A quel point cette alliance sert-elle l’affaire socialiste… ou renforce sa présence politique et réalise sa domination intellectuelle et idéologique ?

La réalisation de l’idée n’a pas été trouvée par les Socialistes Révolutionnaires. Les Frères Musulmans avaient pris l’initiative de créer cette alliance. Ils ne visaient pas particulièrement les Socialistes Révolutionnaires. Ils visaient tous les partis d’opposition présents et même les plus faibles. Les Frères Musulmans souffraient d’un grand isolement sur le terrain politique et chez les milieux intellectuels. Ils représentent pour les autres parties d’opposition le fantôme des gouvernements religieux extrémistes et l’écrasement des libertés civiles. Et à l’arrière les fantômes de l’expérience Afghane et du pouvoir des Talibans dansent sur un trône de crânes. Et l’expérience Iranienne avec ses égorgements. Et à côté de cela il y a l’ombre du Front Tourabi/Bachir et Fatk et le parti communiste Soudanais et les courants nationaux et démocratiques. Et à l’intérieur reste la période de terrorisme armé de l’organisation des Frères et les courants ‘Cotbiya’ nés des Frères restent dans les mémoires et représentent une menace cachée.

Ainsi, le climat n’était pas favorable aux Frères pour l’activité ouverte et large à tout moment depuis le milieu des années 50 jusqu’en 2005. Les événements ayant suivi la frappe des tours américaines se sont déroulés rapidement pour préparer la scène actuelle et cette alliance.

L’impérialisme américain a utilisé cet événement pour déclarer la mobilisation contre le terrorisme. A l’arrière il y avait l’odeur du pétrole en Asie et dans la région Arabe qui attirait fortement le nez des forces des marinz. Sous la couverture de la lutte contre le terrorisme, l’Afganistant a été envahi et on a mis un gouvernement effectif avec le maintien de l’armée américaine et la main-mise sur le pétrole de l’énorme mer Kazouine.

Cette victoire facile a tenté le gouvernement Bush et les entreprises du pétrole américain qui se sont mis à bouger vers l’Irak. Le bouclier colonisateur utilisé pour couvrir l’envahissement de l’Afghanistan avait été consommé de façon importante par l’envahissement de l’Afghanistan et la chute du gouvernement des Talibans. Se couvrir de la lutte contre le terrorisme ne suffisait plus. De même que la situation en Irak est différente de celle d’Afghanistan car il n’y a pas de gouvernement islamiste extrémiste. Sadam ne lève pas des slogans religieux et l’Irak n’a pas vu l’apparition de courants religieux opportunistes. Donc les américains ont eu recours au bouclier de la sécurité de l’Etat et ensuite la sécurité nationale américaine. La présence d’armes de destruction et de réactifs nucléaires que Sadam pourrait utiliser contre l’Amérique et ses alliés a été utilisée. Tout le monde connaît le jeu de la fouille nationale et le rôle des comités de fouille préparant l’invasion. La fausseté de ce bouclier est vite découvert. C’est pourquoi les américains ont lancé un autre bouclier pour justifier l’invasion de l’Irak et ensuite de la Syrie et de l’Iran s’il le faut.

Il s’agit du bouclier de l’application de la démocratie et du changement des gouvernements tyranniques. Lorsque les conditions dans l’Irak envahie donnaient des indices négatifs à la démocratie américaine, la pression a permis aux organisations alliés [?] de couvrir son pouvoir par des apparences démocratiques. Il s’agissait par exemple de donner de la place à l’opposition et de lui laisser certaines formes de liberté et de contestation. Ainsi l’espoir commençait à toucher des courants politiques ayant souffert durant plusieurs décennies de la tyrannie. Des éléments de l’Intellegentia petite bourgeoise ont commencé à organiser des contestations et à lever des revendications. Et des éléments de la grande bourgeoisie se pressaient sur les siège de pouvoir. Au cœur de la fausse scène démocratique l’espoir des Frères possédant la plus grande force d’organisation parmi tous les rangs de l’opposition et les plus proches dans leur discours de la conscience reculée majoritaire. Ils ont commencé leur attaque privée profitant de la confusion du régime et des pressions américaines pour réaliser des acquis individuels dont ils n’avaient pas rêvé durant plusieurs décennies. Les déclarations des responsables de la Maison Blanche ont renforcé ces espoirs lorsqu’ils ont évoqué la possibilité d’acceptation d’un gouvernement islamique modéré sur le modèle des islamistes de la Turquie. Malgré les alliances partielles, les Frères ont commencé par une exposition individuelle de leur force organisationnelle par une série de manifestations dans lesquelles ils dépassaient les limites de la prudence qui leur ait imposée. Ils sont ensuite entrés dans une série d’initiatives et de négociations avec le pouvoir et avec les courants d’opposition et avec les responsables de la Maison Blanche. Ils ont avancé d’un pas en avant vers l’affirmation de leur présence et vers la tentative d’imposition de leur domination et de leur direction des courants d’opposition. Gardant confiance en leur force et en la faiblesse des autres. L’initiative de l’alliance pour la réforme a été le titre de ce pas. Car les Frères avaient appelé la majorité des forces d’opposition à s’allier avec eux. A travers plusieurs épisodes de discussions, les Frères ont confirmé leur capacité à l’initiative. La langue de leur situation [?] dit : Si l’opposition veut quelques unes des textes écrits, qu’elle les prenne. Ce qui déterminera l’affaire à la fin sera la faiblesse ou le poids des Frères et les orientations du bureau de vote et pas quelques papiers.

Plusieurs partis et courants avaient été présents lors de la conférence de l’alliance et la majorité de ces partis et courants avaient refusé l’entrée dans l’alliance – même si ceux qui avaient refusé avaient donné des excuses gentilles-. Les plus enthousiastes et les plus joyeux de cette alliance étaient les Socialistes Révolutionnaires. Les SR ont transférés la campagne et les textes utilisés plus tôt pour le mouvement « Kefaya » petit bourgeois réformiste vers l’alliance avec les Frères avec le même enthousiasme et la même défense. Et pour que le mariage heureux se complète,d’autres partis sont entrés dans l’alliance avec moins d’enthousiasme comme le parti el Rad – représentant du nouveau libéralisme- le parti el Wafed – représentant traditionnel de la bourgeoisie égyptienne, le petit groupe des restes du parti du travail – d’orientation islamique crée par l’influence de l’alliance des Frères au milieu des années 80 avec le parti [du travail].

La conférence a été une sorte d’exposition des forces des Frères. Sur le total des personnes présentes, 80% étaient membres des Frères. La star des Frères a ainsi brillé publiquement de façon claire et avec force devant l’opposition et aux vues du pouvoir. Il a été en plus couvert par les outils médiatiques régionaux et nationaux. Ainsi les Frères ont montré leur force de façon apparente alors que le nombre de membres des Socialistes présents étaient de moins de 25 membres. Sans oublier que la représentativité des Frères lors de la conférence donne un indice marginal comparé au poids de leur force organisationnelle effective. Et malgré cela il a montré un dépassement effrayant en poids et en force comparé aux Socialistes dont le nombre est inférieur au 1 % du poids et de la force de l’organisation des Frères.

Les Socialistes

Au début de l’unification des deux équipes des socialistes il a eu une transformation aiguë dans l’orientation politique des Socialistes Révolutionnaires. Le centre principal de l’activité et de la tactique du mouvement a été déplacé vers le centrage autour d’activités électorales à rendement médiatique. Loin de leurs vues anciennes, ils ont commencé à plonger dans la formation – et la participation – à des commissions superficielles qui exercent ses objectifs loin du mouvement populaire. Ils ont cherché des alliances superflues et inconditionnelles avec des éléments de l’opposition bourgeoise. Un courant d’opposition est apparu à l’intérieur des SR accusant la direction de modifier le chemin de l’organisation et de droitisation. Rapidement les opposants ont été éliminés par une série d’applications directionnelles comme l’isolement, la séparation reprenant l’héritage Stalinien et ses méthodes bureaucratiques dans l’épuration de l’opposition et l’imposition de l’orientation de la direction à toute l’organisation. Ainsi l’élimination du bloc de gauche a permis un grand pas vers la droitisation.

Les Socialistes ne mesuraient pas l’état de combat sociale à la vue du développement des luttes et des préparations du mouvement populaire ; son niveau de conscience et son degré d’organisation, ses activités… Ils ont vu dans le mouvement des élites un indice de l’état révolutionnaire, ces élites isolées se sont concentrées de façon principale sur la méthode des manifestations qui se réalisent en accord avec les groupes et les individus des élites. Ces manifestations se limitent la plupart du temps sur ces élites et ne se déclenchent pas depuis des lien ou lieux populaires. Donc ces manifestations ne reflètent pas un changement réel à l’intérieur du mouvement populaire et ne représente pas les revendications actuelles des masses ni les besoins populaires. Elles ne reflètent que leur propre image. Les Socialistes ont exagéré à considérer cette scène triste jusqu’à l’assimiler à un début de soulèvement populaire proche. Ils se sont lancés – sur le papier- à préparer la situation et le rôle des Soviets dans ce soulèvement qu’ils ont estimés arrivant dans quelques mois à peine. Ils ont commencé à préparer ce soulèvement qu’ils ont imaginé avec plus de manifestations et d’alliances troubles. Ils ont considéré que ces alliances seront leur moyen de replir des côtés de faiblesse organisationnelle et le manque d’effectif. Et seront un pont pour créer des liens avec le mouvement populaire. Les Frères habitent la salle principale dans les alliances. Les Socialistes ont pensé à de meilleures conditions pour entrer dans l’alliance avec les Frères… Ils travailleront d’abord à créer un front de gauche pour que le poids de la gauche augmente dans la scène. Ensuite ils feront entrer ce front dans l’alliance avec les Frères. Mais les négociations avec les organisations de gauche étaient très lentes. En effet les forces de la gauche ont vu que les Socialistes sont un groupe illusionné qui imagine que la scène de combat et de soulèvement est presque arrivée. Et aussi qu’ils sont les plus à droite à cause de leur alliance qui permet de s’allier avec des courants bourgeois réactionnaires et ennemis. L’élan révolutionnaire – qui a commencé faiblement – n’a convaincu personne.

L’affaire des Frères était la confirmation de leur force effective. Et l’arrachement des acquis qui l’accompagnent sans entrer dans des combats aigus avec le pouvoir. Alors que l’affaire des Socialistes qui souffrent d’un isolement populaire et d’un grand manque d’organisation est une tentative d’apparaître avec une apparence de force dans la scène actuelle. Puisque les Socialistes ne sont pas encore une force, ils ont cherché des alliances de remplacement. Dès que les Frères ont déclaré leur initiative d’alliance, les Socialistes illusionnés ont acceptés. Se justifiant sous la tactique de « l’alliance de gauche d’abord » qu’ils considèrent comme l’entrée convenable pour que les Socialistes aient un poids dans l’alliance avec la droite.

Les justifications :

Les Socialistes ont donné plusieurs raisons pour cette alliance :

1- Dédommager le manque d’effectif. Car ils ne peuvent pas tous seuls mobiliser des manifestations ou organiser des contestations. Et ainsi se renforcer avec les autres qui ont des moyens avec la popularité et les moyens organisationnelles comme les Nassériens et les Frères.

2- La séparation entre la direction des Frères et leur base. Car on peut à travers l’alliance arriver aux bases des Frères et les influencer et les attirer à marcher derrière les Socialistes.

3- La présence d’un cadre révolutionnaire qu’on ne peut pas remettre à plus tard pour créer des changements profonds et réaliser des acquis. Ou une révolution démocratique et la nécessité d’élargir les fronts et les alliances pour agir avec ce cadre et réaliser ses objectifs. Et la présence d’intérêts communs entre les Frères et les Socialistes dans la réalisation des objectifs démocratiques et l’acquisition des libertés politiques.

Le Front Uni

Les Socialistes ont tendance à justifier ces alliances par le sens de front unique marxiste révolutionnaire adopté par les Bolcheviques et ensuite par les Trotskystes. Et ce sous des conditions historiques particulières et à caractère unique.

Premièrement : Au cours de la révolution russe de 1917.

Deuxièmement : Dans les années trente pendant la montée du fascisme

Les socialistes ont considéré leurs alliances au même statut que ces fronts uniques sur le style de celles adoptés par le marxisme révolutionnaire dans le passé.

La critique des Socialistes doit commencer par le socialisme lui-même et y faire référence tant que ces gens se prétendent marxistes et révolutionnaires. Ainsi il faut poser la base à partir de la quelle elle commence dans la critique de cette alliance pour que le lecteur puisse juger par lui-même et les discuter et pour que le lecteur arrive avec nous aux mêmes conclusions. Notre principe pour les critiquer commence par des éléments de base pour nous et pour tout vrai socialiste.

Les objectifs d’organisation communiste de base

1- L’organisation communiste n’a pas de demandes particulières séparés des demandes et des besoins de la classe travailleuse. Durant tout le combat, les communistes représentent les revendications générales de la classe travailleurs et lient entre-elles leurs demandes fragmentées. Ils travaillent aussi à développer leur conscience et à les préparer pour le combat déterminant contre le capitalisme et à y unifier leurs rangs.

2- Pour réaliser ces objectifs les communistes cherchent à construire leur organisation sur une base de classe forte constituée des éléments qui apparaissent pas la lutte et des travailleurs, et des intellectuels révolutionnaires tournés autours de l’objectif socialiste. Et autour de l’acquisition d’une dominance politique et idéologique qui donnent aux idées socialistes la domination à l’intérieur de la classe travailleuse d’abord et s’étend ensuite vers les éléments de la société pauvre comme les pauvres agriculteurs et les villes [?] comme une étape prochaine.

3- Les communistes précisent leurs objectifs à partir de ces principes essentielles dont ils dessinent les plans en tenant compte des données de la réalité actuelle et de la mesure des forces entre classes et de la condition de la classe travailleuse dans le combat mené. Ils donnent la priorité absolue aux objectifs et aux tactiques qui réalisent ces principes ou représentent une étape dans le chemin de leur réalisation. Ainsi les demandes de la petite bourgeoisie démocratique ne représentent pas une priorité pour eux seulement au degré par lequel cela permet de soutenir ces plans stratégiques et aide à attirer la petite bourgeoisie – ou les secteurs avancés d’entre elles- à aller derrière le drapeau socialiste et la direction de la classe travailleuse… On ne peut imaginer cela que si la classe travailleuse mène une lutte qui représente un vrai défi au pouvoir capitaliste et à son Etat. Ainsi les communistes doivent d’abord aider la classe travailleuse à apparaître comme leader social qui donne un espoir aux opprimés. Avant cela les communistes sont exposés à devenir un outil inconscient au service d’autres classes. Ils pourraient servir cette section ou cette autre de la bourgeoisie sans que cela ait un intérêt pour la classe travailleuse. Ils pourraient même attirer des éléments des travailleurs à marcher derrière les drapeaux de la bourgeoisie et à fondre leur affaire personnelle dans le courant des mouvements nationaux ou démocratiques à caractère bourgeois. Ils commencent à marcher aux côtés de la petite bourgeoisie ou avec tout élément de la classe dominante au lieu des s’enraciner dans la classe travailleuse et à travailler à lever la conscience de cette dernière et à l’aider à construire ses organisations et à lever ses capacités de combat. Et ainsi équilibrer les forces pour son intérêt dans le combat en cours.

4- Les communistes voient l’affaire démocratique (et surtout….les libertés politiques) comme reflet de l’équilibre des forces entre les classes sociales. Donc ils augmentent leurs luttes pour arracher la plus grande capacité de liberté à travers le changement de ces équilibres pour l’intérêt du prolétariat et des opprimés. Que cela se reflète dans des réformes ou pas, des travailleurs unis et déterminés peuvent imposer leurs revendications et leurs envies à l’Etat et à leurs exploiteurs. Et arracher des espaces de plus en plus larges comparé à ce que leur accorde la loi.

5- Les communistes refusent les alliances superficielles qui se réalisent entre les directions ou responsables de partis loin du théâtre de la lutte et de ses besoins. Ils acceptent les alliances qui se réalisent entre eux et les autres au cœur du terrain de la lutte lui-même. Ils refusent (par principe) toute alliance avec les forces bourgeoises même si certaines de leurs revendications sont avant-gardistes et soutenus par les communistes. Ils insistent sur l’indépendance du mouvement des travailleurs et de son organisation loin des mélanges de drapeaux ou de la marche avec les ennemis de classe. Dans les revendications ( ou affaires) communes ils appliquent le principe – la marche pour un but et la frappe dans un seul sens- et non pas « la marche ensembles ». Les alliances acceptées par les communistes sont celles capables d’unifier (les forces révolutionnaires socialistes) et lever leur capacité de combat. Comme l’alliance entre Bolcheviques et Mencheviques, ou les ailes révolutionnaires et les ailes réformistes dans la tranchée de la révolution socialiste. Autant que cela est en lien avec les nécessités effectives dans les terrains de lutte et non pas comme principe général dans toutes les conditions. Donc les communistes doivent être indépendants idéologiquement et par leur organisation dans leur mouvement loin des réformistes. Ils doivent les dénoncer devant les masses que ce soit par la critique intellectuelle ou durant le travail commun et les alliances. C’est ce qui permet aux révolutionnaires de réaliser cette domination et d’acquérir la majorité derrière notre drapeau.

6- Nous devrons toujours accepter le travail commun avec ( les réformistes dans les rangs du mouvement des travailleurs) dès que la nécessité le demande. Cela nous aidera aussi à montrer les limites des luttes des réformistes. Et de les dépasser et les isoler du mouvement et acquérir le soutien de la majorité des travailleurs derrière notre drapeau.

7- Cette vision dans l’affaire des alliances s’appelle le Front Uni des alliances de Lénine et des Bolcheviques avec les Socialistes Révolutionnaires et avec les Mencheviques qui avaient une large domination dans plusieurs sections de travailleurs de Russie. Et ce lorsque Kornilov (général bourgeois) a attaqué avec ses forces la ville de Petrograd dirigée par des Soviets de travailleurs. Donc l’unification des travailleurs de différents bords idéologiques (pour protéger leur pouvoir naissant) était une nécessité absolue. Et cela a aussi été appliqué par la classe des communistes révolutionnaires pour affronter le fascisme montant. Lorsqu’ils ont appelé à l’unification des travailleurs Allemands qui vont derrière le parti socialiste réformiste et les travailleurs communistes contre le danger du fascisme. C’est ce qui a poussé Trotsky à donner le nom (Front de travailleurs Uni) pour préciser ce que les communistes veulent dire par l’idée de Front Uni. Mais le Front national ou populaire auxquels ont appelés les Staliniens avaient pour but que les travailleurs marchent derrière les drapeaux et les objectifs de la bourgeoisie nationale. Et de ridiculiser le mouvement et de se moquer de ses objectifs particuliers pour l’intérêt des objectifs nationaux ou démocratiques. Les communistes y ont été exposés à des massacres et des bains de sang par les mains de leurs alliés bourgeois. L’histoire politique des alliances des communistes arabes est rempli de sang.

A venir prochainement:

Nous commençons par cela

Traduction Norhane Kayane

Source arabe: http://elthawry.wordpress.com/

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