Au Maroc, des grèves de la faim contre les conditions de détention

Un article d’Ilhem Rachidi. parue sur Mediapart

Le 11 décembre 1977, Saïda Menebhi, une militante de la gauche marxiste qui réclamait le statut de prisonnier politique, mourait à 25 ans des suites d’une grève de la faim de 34 jours à l’hôpital Averroès de Casablanca. C’est pour lui rendre hommage, mais aussi pour dénoncer leurs propres conditions de détention, que huit militants emprisonnés à Fès et Taza ont commencé une grève de la faim de 4 jours le 10 décembre dernier, journée internationale des droits de l’homme.

Saïda Menebhi Saïda Menebhi © dr

Deux semaines plus tard, le 25 décembre, six d’entre eux, des membres de l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) et du mouvement contestataire du 20 février, en détention préventive depuis plusieurs mois à la prison de Aïn Kadous à Fès, ont entamé une grève de la faim de 20 jours. Ils appellent à leur libération ainsi qu’à celle de tous les détenus politiques du pays. Ils dénoncent également les « conditions dramatiques » de leur détention.

À la prison Toulal à Meknès, cinq détenus viennent d’achever une grève de trois jours. Un détenu salafiste, Taoufiq Yatreb, emprisonné à la prison de Bourkaiz à Fès, observe une grève illimitée depuis le 20 décembre dernier.

Ces derniers mois, aux quatre coins du pays, des dizaines de détenus (à Salé, Sidi Ifni, Taza, Fès, Beni Bouayach, Meknès, Tiznit, El Hoceima, Oukacha, etc.) ont ainsi protesté contre leurs conditions d’incarcération, les mauvais traitements, ainsi que les verdicts issus de procès qu’ils jugent inéquitables. 

D’après Abdellah Mesdad de l’Observatoire marocain des prisons (OMP), une ONG fondée en 1999 qui œuvre à la promotion des droits des prisonniers, les deux dernières années ont été marquées par un nombre important de grèves de la faim. « C’est le seul moyen de réaliser des acquis à tous les niveaux, surtout chez les détenus politiques, et ce depuis les années 70 », regrette Mesdad.

Ces mouvements touchent toutes les catégories de détenus, qu’ils soient prisonniers politiques ou de droit commun. Ils concernent aussi les détenus étrangers, qui subissent des conditions de détention tout aussi déplorables. En octobre dernier, plusieurs dizaines d’Européens – dont certains ont la double nationalité – lançaient un « Appel des vivants »  pour attirer l’attention sur leur « calvaire » et annonçaient une grève de trois jours.

Il y a près d’un an, Azzeddine Erroussi, un militant d’extrême gauche condamné à cinq mois de prison après une manifestation à Taza, choquait l’opinion publique en refusant de s’alimenter, puis de boire, pendant 135 jours. Aujourd’hui, il porte les lourdes séquelles de ce qu’il décrit comme un ultime moyen de protestation contre la torture et la détention. Pour le maintenir en vie, on lui injectera “de force” du sérum. Ses pieds et ses mains resteront menottés.  

Azeddine Erroussi pendant sa grève de la faimAzeddine Erroussi pendant sa grève de la faim© dr

 

Les détenus politiques ne sont pas reconnus

Pour Mesdad, un ancien prisonnier politique incarcéré sans procès en 1977 pendant trois ans, puis en 1984 pendant deux ans, « les mêmes problèmes sont encore là dans les prisons ». Ce qui a changé, c’est le traitement des détenus d’opinion. Leurs conditions de détention se sont sensiblement dégradées, affirme-t-il.

« Le personnel carcéral nous respectait, c’est le mot. On nous appelait “Oustad” », se souvient un ancien militant, emprisonné plusieurs semaines dans les  années 60.  « Nous recevions tous les jours à manger de l’extérieur. Des tajines, de la viande, du couscous. Nous étions un groupe de 14, mais au final, les 40 prisonniers avec nous avaient de quoi bien manger. Nous pouvions nous regrouper. On se promenait, ils étaient laxistes sur les promenades. On faisait même une fête le samedi. On allait à l’hôpital au moindre mal de tête. Les livres qui étaient interdits au Maroc arrivaient en prison. J’ai lu L’accumulation du capital de Rosa Luxembourg là-bas », dit-il en souriant. « Par contre, ce qui était dur à supporter, c’était l’humidité. »

Parce qu’ils ne sont plus reconnus comme tels et qu’ils sont condamnés pour des faits prévus par la loi comme l’outrage à agent, le boycott des élections ou la vente de cigarettes au détail, les détenus politiques doivent aujourd’hui partager leurs cellules avec les prisonniers de droit commun.

D’après l’Association marocaine des droits humains (AMDH) plusieurs centaines de détenus politiques sont actuellement incarcérés. Parmi eux, plus de 70 militants du Mouvement 20 Février, des salafistes, des syndicalistes, des membres de l’UNEM, des militants sahraouis.

À la prison de Oukacha, à Casablanca, 29 salafistes sont actuellement incarcérés. Sept activistes du Mouvement 20 Février purgent des peines allant de huit mois à un an de prison. Parmi eux, Samir Bradley, arrêté lors d’une manifestation en juillet dernier, Younes Belkhdim, surnommé le poète du peuple, et Mouad Belghouate alias L7a9d, un rappeur condamné à un an de prison pour une chanson qui a déplu à la police.

Mouad Belghouate, alias L7a9dMouad Belghouate, alias L7a9d© dr

Un rapport officiel reconnaît l’usage de la torture

Coups de bâtons, de tuyaux, coups sur la plante des pieds, gifles, suspension sur les portes à l’aide de menottes, pincements à l’aide d’aiguilles, brûlures, déshabillage forcé. La torture persiste bel et bien dans les prisons marocaines. Dans un rapport récemment rendu public, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), un organisme officiel, dresse un constat sans appel. Dans la plupart des prisons marocaines, les détenus subissent « des traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

Selon Jamila Sayouri, membre du CNDH et présidente de l’association Adala (Justice), des « lieux de torture » ont été identifiés dans plusieurs prisons. 

« On les emmène dans une pièce où il n’y a qu’une chaise et un tuyau par exemple », affirme-t-elle. « Il y a des prisonniers qui prétendent être torturés chaque jour. »

À Nador, dans le nord du pays, un prisonnier qui n’osera parler qu’in extremis, au moment du départ de l’équipe du CNDH, déclarait être régulièrement violé par le chef de quartier, raconte-t-elle. Une expertise médicale conduite par le CNDH confirmera ses dires.

« Les détenus ont peur de témoigner », poursuit-elle. « Si vous témoignez, on vous colle du hachisch ou on envoie quelqu’un pour vous frapper. »

Le CNDH, dont tous les membres ont été nommés par le roi Mohammed VI, a visité une quinzaine d’établissements de janvier à juin dernier. Il a été créé en mars 2011 à la suite des premières manifestations initiées par le Mouvement 20 Février, qui revendique des changements politiques et sociaux profonds.

Ses conclusions, plutôt surprenantes de la part d’un organisme officiel, ont été rendues publiques quelques semaines après la visite du Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture Juan Mendez. À l’issue d’une visite d’une semaine au Maroc en septembre dernier, il déclarait que la torture est une pratique fréquente lorsque les autorités marocaines estiment que la « sécurité nationale » est menacée.

Pourtant, quelques jours avant la publication du rapport du CNDH, Hafid Benhachem, délégué général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, déclarait lors d’un entretien :

« Chaque fois que nous recevons une réclamation, une plainte, ou même quand c’est dans la presse, nous ouvrons une enquête pour vérification. Pour ne pas être juge et partie, nous demandons au parquet d’enquêter sur tous les cas soulevés… Je dis non, il n’y a pas de torture. » 

Nommé en 2008 par le roi Mohammed VI après une évasion spectaculaire de la prison de Kénitra, l’ancien gouverneur à l’Administration territoriale au ministère de l’intérieur, directeur général de la sûreté nationale de 1997 à 2003, suscite la controverse au sein de la société civile marocaine. Depuis son arrivée, l’administration pénitentiaire jouit d’une relative indépendance. Elle a été détachée du ministère de la Justice et dépend aujourd’hui du chef de gouvernement. Depuis, plusieurs ONG appellent à une gestion des prisons qui dépendrait à nouveau du ministère de la justice et des libertés.

« Il y a des gens connus, les barons, qui ne passaient pas les nuits dans les prisons. Il y a des gens qui se sont évadés avec la corruption. Il y avait des gens qui avaient mis main basse sur les prisons. Pourquoi je suis critiqué, pourquoi je ne suis pas aimé ?! Parce que j’ai remis de l’ordre ! » rétorque Benhachem. « Je réponds (aux critiques) que je sers mon pays, mon roi, tous les citoyens marocains, que je suis légaliste et que je veille à l’application de la loi. » 

Au Maroc, rares sont les associations qui ont la possibilité de visiter les prisons. L’une des plus influentes, l’Association marocaine des droits humains (AMDH), n’y a pas accès.

À la prison de Oukacha, à Casablanca, le nouveau directeur nie en bloc tout mauvais traitement des prisonniers. « Nous n’avons rien à voir avec ces histoires de torture », affirme Mohamed Bendriss. L’administration pénitentiaire pointe du doigt les dépassements dans les postes de police lors des gardes à vue. De nombreux détenus ont témoigné d’actes de torture précédant leur incarcération.

« Souviens-toi bien, mon ami le bourreau, quand vous m’avez torturé à l’intérieur du fourgon – toi et les six autres – vous vous délectiez des coups que vous me donniez jusqu’à me faire perdre connaissance. Souviens-toi, mon ami le bourreau, que tu m’as fait entrer dans ton poste les yeux bandés et tu savais très bien que je n’étais pas un criminel mais un citoyen libre », écrivait Bradley depuis sa cellule.

Un mètre carré et demi pour chaque détenu

D’après l’administration pénitentiaire, les conditions difficiles dans lesquelles vivent les détenus sont une conséquence directe du surpeuplement des prisons. Plus de 70 000 prisonniers, dont près de la moitié (46 %) en détention provisoire, parfois pendant des années, sont actuellement détenus dans les 73 établissements  pénitentiaires du royaume. Elles ne peuvent en accueillir que 50 000. Au Maroc, chaque détenu dispose en  moyenne d’un mètre carré et demi, alors que la moyenne internationale est de six mètres carré. 

Les prisonniers doivent souvent dormir à même le sol, le nombre de lits n’étant pas suffisant dans de nombreuses cellules. Certaines prisons comme celles d’El Hoceima ou celle de Laayoune, reçoivent quatre à cinq fois le nombre de prisonniers prévus. 

Dessin de Samir Bradley qui montre ses conditions de détention Dessin de Samir Bradley qui montre ses conditions de détention © dr

Parfois, cette promiscuité avec les autres devient insupportable. Erroussi partageait une cellule de 40 m2 avec près d’une centaine de prisonniers. « Nous disposions chacun d’un carreau. Il était impossible de s’allonger, il fallait dormir recroquevillé sur le côté », raconte-t-il. « Les autres détenus m’empêchaient de dormir exprès », ajoute-t-il. « Ils me maltraitaient en échange de certains privilèges au sein de la prison… Par la suite, j’ai même été placé en cellule d’isolement, dans des anciennes toilettes. » 

Bradley, quant à lui, raconte avoir dormi pendant deux mois à même le sol devant les toilettes de sa cellule. « On partageait les lits et je dormais les pieds du côté de la tête d’un autre détenu », raconte Brahim*, un ancien détenu du centre pour les mineurs de Islahia à Casablanca, qui partageait sa cellule avec dix-sept autres mineurs. « Nous étions dix-huit, il n’y avait que douze lits. Au bout d’un mois, j’ai eu mon lit. » Parce que la cour de la prison était en travaux, lui et ses codétenus passeront plus de deux mois à l’intérieur de leur cellule sans sortir pour la promenade quotidienne, ajoute-t-il.

Ce sont les juges qui, en recourant trop souvent à la détention provisoire, sont responsables de cette surpopulation, avait déclaré il y a quelques mois Benhachem, s’attirant la colère des magistrats. Il s’est par la suite excusé publiquement. 

L’OMP et la délégation pénitentiaire s’accordent pourtant sur ce point : il faut développer les peines alternatives. « Il y a des délits qui ne nécessitent pas l’arrestation, comme un chèque en bois, de simples conflits, la consommation de drogues des mineurs », explique Mesdad.

 

Vers une amélioration des conditions d’incarcération ?

Construite il y a plus de 20 ans, la prison de Oukacha ne peut accueillir que 5 800 détenus. Ils sont pourtant plus de 7 500, dont 70 % en détention provisoire. Pour lutter contre la surpopulation carcérale, onze appels d’offres pour la construction de nouvelles prisons ont été lancés. En 2012, cinq établissements ont été ouverts. D’importants travaux de rénovation ont été effectués, à Oukacha notamment. « Dans deux ans, on aura les meilleures prisons », affirme Benhachem sans ciller.

Le manque de moyens est pourtant criant. Le long des interminables couloirs gris, des dizaines de visages agglutinés aux barreaux défilent. Les cellules sont pleines à craquer. Elles sont vétustes et l’humidité est importante. Les télévisions sont presque toutes allumées. Quasiment chaque cellule est équipée d’un petit téléviseur qui reçoit les chaînes nationales.

Les prisonniers ne disposent pas d’un endroit où ranger leurs affaires. Pour avoir des draps et une couverture propres, il faut attendre les visites des familles. Ils n’ont droit qu’à une douche par semaine. C’est suffisant, d’après le personnel carcéral : « Combien de fois par semaine vont-ils au hammam lorsqu’ils sont dehors ? Une fois par semaine, pas plus. » Les femmes, elles, peuvent se laver deux fois par semaine. « C’est différent, les femmes. » Dans une grande partie des cellules, les toilettes n’ont même pas de porte, ce qui force les détenus à faire leurs besoins devant les autres.

Les conditions de détentions varient néanmoins énormément d’une aile à l’autre. « Il n’y a pas de prison modèle. Toutes les prisons ont toutes les couleurs », explique Sayouri. « Si vous avez de l’argent, vous serez bien. »

D’après le personnel de Oukacha, les détenus mangent quotidiennement de la viande ou du poulet et ont droit à trois pains par jour. Le budget alimentaire a récemment été réduit, après avoir triplé. Il est passé de 5 à 15 dirhams par détenu et par jour, puis à 12 dirhams (un peu plus d’un euro).

Les enfants auraient droit à un menu spécial, les hypertendus à un régime sans sel. C’est parce qu’il n’a pas respecté son régime sans sel, non parce qu’il n’a pas bénéficié d’un suivi médical, qu’un détenu hypertendu a trouvé la mort dans la prison de Safi en octobre dernier (à cette époque, deux détenus y sont morts), affirme, catégorique, un médecin.

« Voici Abu Dhabi sans piscine ! »

Les récits des détenus sont accablants. « La nourriture était immangeable », se souvient Brahim*. « Nous mangions des lentilles avec des cailloux. Le poulet était périmé. On en avait le mardi. La viande, le vendredi. » « La nourriture n’est pas terrible, même si c’est un petit peu mieux qu’avant », dit un détenu de Oukacha. « Je compte sur les visites de ma famille pour manger », ajoute Ahmed*, un autre détenu.

Du côté de l’aile des femmes, les cellules paraissent plus spacieuses. À Oukacha, elles sont 284, dont 5 femmes enceintes. Elles ne représentent que 2,4 % des détenus (1 720 femmes) à travers le pays.  La plupart ont été condamnées pour prostitution ou trafic de drogue. Quelques-unes croupissent en prison pour adultère ou même pour avoir eues des relations sexuelles en dehors des liens du mariage.

En ce début d’après-midi, une grande partie des cellules sont étonnamment vides. Les ateliers de formations professionnelles dispensent des cours de coiffure, d’esthétique, de broderie ou de tapisserie. Dans un coin, deux détenues originaires du Sénégal et de Guinée-Équatoriale apprennent à faire des French manucures. Elles garderont les yeux baissés.

Plus loin, la « crèche », où sont disposés quelques jouets et une balançoire, accueille les enfants – ils sont six – des femmes incarcérées. Plusieurs femmes nettoient la cuisine, nettement plus propre que celle, à peine plus spacieuse, où sont préparés les repas des détenus.

L’aile 5 de la prison, qui accueille des prisonniers VIP (trafiquants de drogue, hommes politiques, hommes d’affaires) et que les prisonniers appellent Abu Dhabi, est légèrement plus accueillante. Les cellules, plus petites, regroupent peu de détenus (parfois deux ou trois), qui ont droit à un petit réfrigérateur et à des toilettes séparées par une cloison. Un homme qui passe le balai s’excuse car la cellule n’est pas assez propre. Deux détenus salafistes sourient timidement. De jeunes prisonniers se précipitent pour montrer leurs derniers dessins au nouveau directeur de la prison : un homme qui brise ses chaînes.

« Voici Abu Dhabi sans piscine ! » plaisante le personnel, qui jure n’avoir découvert ce surnom  que l’été dernier, lors d’un rapport parlementaire très critique sur Oukacha.

Aussi bien les détenus que les anciens assurent néanmoins que dans cette aile, le confort est souvent nettement supérieur. Cellules individuelles, chaînes de télévision numériques, douches quotidiennes, promenades à volonté, traiteur. « Ceux qui visitent ne voient ni le meilleur ni le pire », affirme un ancien détenu de Oukacha.

Depuis un peu plus d’un an, la prison de Oukacha est la seule à disposer d’un « hôpital ». Un cabinet médical permet des consultations générales, ophtalmologiques, des analyses de sang, des radios. D’après le médecin de la prison, le centre est suffisamment équipé pour effectuer des dialyses à trois personnes. Pourtant, les lieux sont vides. « Les consultations ont lieu le matin », explique un médecin.

Le cabinet dentaire, équipé de trois fauteuils, est en pleine activité. « Il y a un délai d’attente d’environ deux semaines. C’est plutôt raisonnable », dit la dentiste qui montre un carnet de rendez-vous. 

Bradley a pourtant dû attendre un mois et demi avant d’être traité pour des douleurs intenses. Il a finalement été transporté à l’hôpital et soigné pour une sciatique, probablement due aux deux mois de sommeil sans matelas. Aujourd’hui, il n’a toujours pas obtenu la permission d’y retourner pour se réapprovisionner en médicaments, d’après ses proches. Sa santé ne cesse de se dégrader.

D’après les détenus, qui souffrent fréquemment de pathologies causées par l’humidité, le manque de soleil, la saleté, la vétusté des cellules, le problème reste l’accès à ces soins. L’attente est beaucoup trop longue. Le médecin de garde n’est pas toujours présent et les médicaments manquent. Certains ignorent même l’existence du centre.

« Ici, tout se monnaie, il faut payer pour avoir accès à tout. Un peu comme à l’extérieur », dit Ahmed*.

 

* Certains prénoms ont été changés.

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